Monsieur le Président,
En application du Traité d'Amsterdam entré en vigueur le 1er mai 1999, le Conseil européen a désigné, lors de sa dernière réunion les 3 et 4 juin 1999 à Cologne, M. Javier Solana Madariaga pour assumer les nouvelles fonctions de Secrétaire général du Conseil et Haut Représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune. Nous avons en outre réaffirmé à Cologne notre détermination de doter l'Union européenne des moyens et capacités nécessaires pour lui permettre d'exercer ses responsabilités en matière de politique étrangère et de sécurité.
Nous partageons une même conviction : il est crucial que la politique étrangère et de sécurité commune devienne un véritable instrument de la représentation commune des intérêts européens sur la scène politique internationale. Si nous voulons faire valoir pleinement nos valeurs et nos intérêts dans le monde, il est nécessaire que l'Union européenne soit représentée à l'extérieur de façon visible par un représentant respecté par tous et solidement ancré dans l'Union. C'est pourquoi, notamment eu égard aux efforts que nous déployons pour développer une politique européenne de sécurité et de défense, nous considérons qu'il est particulièrement important que M. Javier Solana soit sûr, lors de son entrée en fonction le 18 octobre 1999, que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne soutiennent et défendent entièrement ses pouvoirs et l'exercice de ses fonctions.
Monsieur le Président,
Compte tenu de ces réflexions et de la responsabilité du Conseil européen concernant la définition des principes et des orientations générales de la politique étrangère et de sécurité commune, telles qu'énoncées dans le Traité, nous suggérons que le Conseil européen extraordinaire qui se réunira sous votre présidence à Tampere, les 15 et 16 octobre 1999, c'est-à-dire deux jours avant l'entrée en fonctions de Javier Solana, précise à nouveau, dans une déclaration, sa conception des tâches et des pouvoirs du nouveau Haut Représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune, et l'assure de son plein soutien dans ses efforts pour renforcer le rôle de l'Union européenne dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité. Ce serait en même temps émettre un signal indiquant à nos partenaires du monde entier que l'Union européenne est déterminée à défendre conjointement ses intérêts en matière de politique étrangère et de sécurité et à renforcer sa capacité d'action dans ce domaine conformément aux dispositions du Traité d'Amsterdam.
En outre, les chefs d'Etat et de gouvernement pourraient examiner leur souhait de voir le Haut Représentant contribuer de manière décisive à augmenter la visibilité, l'efficacité, la cohérence et la continuité de la Politique étrangère et de sécurité commune.
Pour améliorer la cohérence et la continuité de la Politique étrangère et de sécurité commune, nous considérons que le Haut Représentant devrait régulièrement introduire des délibérations du Conseil européen en matière de politique étrangère et de sécurité. En même temps, cela permettrait de garantir des délibérations sur une base homogène s'articulant en priorité autour des intérêts communs de l'Union.
déclarations officielles
Les déclarations officielles de la coopération franco-allemande rassemblent des prises de position politiques, des déclarations de sommets et des initiatives communes des deux pays. Dans le cadre de l’Deutsch-Französisches Jugendwerk, elles reflètent la mise en œuvre concrète des relations bilatérales et mettent en lumière les impulsions politiques qui accompagnent et structurent les échanges et la coopération entre les jeunes en France et en Allemagne.